Aldebert
Helledebert - Enfantillages 666
- vendredi 07 mars 2025 19h00
Ă€ propos
Aldebert a le secret de la recette magique. Des mélodies d’une efficacité redoutable, des orchestrations ciselées et des sujets ouverts sur le monde, avec ce prisme bien à lui qui parle à toutes les générations. Il réussit la performance d’éveiller l’enfant et de réveiller cette part d’enfance souvent oubliée des adultes.
Au grĂ© de ses albums, il a rĂ©gulièrement glissĂ© vers des arrangements rock/metal. Son nouveau projet, “Enfantillages 666”, portĂ© par Helldebert, son jumeau malĂ©fique, fait la part belle Ă ce genre musical, dans lequel il a dĂ©jĂ Ĺ“uvrĂ© avec ses premiers groupes, et qu’il affectionne particulièrement depuis l’adolescence. Des chansons qui s’annoncent un peu plus « musclĂ©es » qu’à l’habitude : prĂŞts pour un moment de rock’n roll en famille ? Ă€ partager bien sĂ»r, de…. 5 Ă 125 ans (et plus) ! Le rock’n roll est Ă©ternel !
« Le metal ? C’est pas de la musique ! », entends-je souvent.” Et du metal “pour les enfants et leurs parents, non mais ça va bien ?” C’est vrai que sur le papier, le pari semblait un peu dingo. Pourtant, depuis l’enfance, cette musique, comme une sorte d’épiphanie, me nourrit et me rassure. Ça va mĂŞme assez loin, puisqu’il m’arrive de ressentir jusqu’au rĂ©confort d’un chocolat chaud devant un feu de cheminĂ©e Ă l’Ă©coute de groupes ultra vĂ©nères comme System of a Down. C’est cocasse, j’en conviens, mais c’est la vĂ©ritĂ©. Au chaud, en sĂ©curitĂ©. Un enfant en position foetale dans une gangue de fer : « in uterock ».
On peut donc ĂŞtre indiffĂ©rent et rĂ©fractaire Ă cette Ă©nergie et Ă ces enthousiasmes ? Qu’à cela ne tienne ! Personnellement je n’ai pas de dĂ©fenses immunitaires contre ça. Il peut y avoir de l’incomprĂ©hension quant Ă ce ressenti, mais j’estime que le metal est Ă l’opposĂ© de son image de musique hostile et dĂ©lĂ©tère : c’est un genre qui fĂ©dère, qui fait fi des diffĂ©rences, qui ouvre la porte aux disgrâces, aux losers, Ă ceux qui ne trouvent leur place nulle part. Violente non, mais puissante et cathartique, ouais !
L’enfance et le metal sont Ă mon sens connectĂ©s et cet album propose une passerelle. Dans ce dĂ©corum, on aime se faire peur, on aime les monstres et laisser s’exprimer, pardon de l’oxymore, une certaine sauvagerie contrĂ´lĂ©e.
Comme cette cassette d’AC/DC que j’avais trouvée un jour par hasard sur la banquette arrière de la R9 de mes parents, à l’âge de 10 ans, « Highway to Hell ». De l’autoroute de l’enfer aux départementales du paradis, j’embarque avec les frères Young : Malcolm et son énorme Gretsch, semblable à un enfant qui aurait piqué la guitare de son père et Angus en tenue d’écolier, comme la synthèse heureuse de la fièvre et de l’enthousiasme que peut provoquer le rock n’ roll. Des enfants qui jouent aux grands, et inversement.
« It’s a long way to the top if you wanna rockn’ roll ».
Informations pratiques
Placement : Assis numéroté
Durée : 1h20
A partir de 5 ans
